Un coup de vamp
Écrit par Gilbert Jouin Mercredi, 12 Novembre 2008 01:00
5 questions à Dominique Lacoste - ex vamp - qui remonte en scène après quelques années de quasi absence.
Comment l’idée de ce nouveau spectacle « En coup de vamp » est-elle née ?
Elle est née parce que ma copine Nicole a voulu se mettre en stand by pour l’instant, elle n’a pas voulu continuer. Moi, j’ai fait précédemment il y a deux an un one woman show et je me suis rendue compte que ce n’était pas là que les gens m’attendaient. Effectivement, je crois qu’ils aiment me voir jouer un personnage, des personnages. Ils ont tellement pris l’habitude de me voir jouer cette fameuse Gisèle. En plus, c’est un personnage que j’aime énormément, qui me fait encore beaucoup rire. Tant qu’il me fera rire, je rendosserai le costume bien qu’en faisant des petites pauses de temps en temps. Je me suis dit « Soit, elle ne veut pas le faire pour l’instant. Pourquoi pas ? La vie ne s’arrête pas ». Mais je ne vais pas me priver moi, c’est très égoïste comme démarche. Et ensuite je ne vais pas priver les gens qui ont envie de rire, qui je crois ont une vraie affection pour ce personnage qui peut se permettre de raconter tout et n’importe quoi, qui est au gout du jour, qui n’est pas démodé, qui ne prend pas une ride. C’est venu de tout ça.
Oui, absolument. Mais Jean Marie en a écrit une grande partie. Jean Marie a toujours une foultitude d’idées, il faut trier. Mais je remettrais plus en forme, une façon de dire, des mots. Je dis « Non, on ne peut pas le dire comme ça. Attends, là je ne comprends pas ce qu’on veut dire. J’aimerais bien qu’on parle de ça, de ci… » Tous les deux quand on travaille, on rigole tellement, mais tellement, que c’est une partie de plaisir. Ça commence le matin, ça finit à deux heures du matin. On se réveille au petit déjeuner, parce que je suis partie écrire chez lui presque quinze jours, c’était non stop toute la journée à dire des âneries. On ne garde pas tout bien sûr…. Il y avait une petit qui tapait, elle nous disait « Arrêtez, je ne peux plus taper là ! » tellement elle rigolait sur le clavier. C’est une vraie partie de plaisir. On s’amuse tellement ! Le personnage est tellement riche que tout est possible. Sans tomber évidemment ni dans la vulgarité ni dans certains sujets. On ne tire pas sur les ambulances, on n’aime pas la facilité… Mais ça reste tout le quotidien qu’on aime. Et ça part, ça fuse grave quand on est tous les deux.
Sans tirer sur les ambulances, avez-vous été déjà confronté à l’univers de l’hôpital ?
Justement, ne pensez-vous pas que dans l’imaginaire des gens, Mme Jansen est considéré comme une troisième vamp ?
Je ne suis pas aussi méchante. Je peux être rentre-dedans, je dis ce que j’ai envie de dire. Mais une fois que c’est dit c’est dit, c’est très vite oublié. Je suis assez grande gueule, je ne me laisse pas marcher sur les pieds. Je peux être timide aussi, même si ça fait marrer les gens quand je dis ça.
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