| Le beau jeu, gage de victoire ? |
| Zap'in - Foot | ||
| Jeudi, 17 Février 2011 10:00 | ||
Tout le monde sera d’accord là-dessus, voir un match avec du beau jeu est forcément plus agréable. D’ailleurs tous les coachs qui prônent ce beau jeu sont plébiscités par les amoureux de foot. Arsène Wenger, Pep Guardiola, ou à un plus faible niveau, Christian Gourcuff, pour ne citer qu’eux, tous sont félicités pour leur travail. Oui mais voilà, le football est un sport simple où pour gagner il suffit de marquer plus que son adversaire, le beau jeu n'ayant aucune influence sur le score.
S i un club comme le Barca fait lever les foules, ce n’est pas uniquement pour la beauté de son maillot blaugrana. Il y a dans ce club une véritable identité de jeu, avec un système en 4-3-3, que les joueurs formés au club apprennent depuis leur plus jeune âge. A l’arrivée, le grand Barca aligne tout les week-ends, une équipe composée d’une majorité de joueur formé au club. Et le spectacle s’en ressent, avec des footballeurs qui se connaissent par coeur. Une qualité de jeu flamboyante, avec un système basé sur la vitesse, le mouvement et la qualité des passes courtes Et cela fait rêver la terre entière. En plus de pratiquer le plus beau football de la planète, le Barca gagne tout. Qui a oublié la saison 2008-2009 où Barcelone a tout raflé sur son passage ? Ligue des champions, championnat, coupe d’Espagne etc. en déployant un jeu largement au dessus de ses adversaires. Le beau jeu ne paye pas toujours Combien d’équipe sont réputées pour pratiquer un football magnifique en ne gagnant aucun trophée ? L’exemple le plus connu reste sans aucun doute Arsenal. Le club londonien pratique certainement le plus beau football d’Angleterre, lui aussi basé sur un jeu collectif de grande qualité, avec des hommes comme Fabregas ou Nasri, dont la qualité de passe n’est plus à démontrer. Pourtant les hommes d’Arsène Wenger n’ont plus rien gagné depuis 2004, une éternité dans le football. Le système Wenger aurait-il montré ses limites ? Lui qui privilégie le beau jeu à l’efficacité se pénaliserait-il tout seul ? D’autre grand entraîneur savent s’adapter au contexte des rencontres dans lesquelles ils sont engagés. Le beau jeu, pas le seul moyen de gagner Au contraire beaucoup d’équipes ont eu d’excellent résultat en jouant un football ultra défensif et pas spécialement beau à voir. On pense notamment au Bordeaux de Ricardo ou plus récemment à l’AJ Auxerre se qualifiant pour la Ligue des Champions l’an dernier. Alors que faut-il faire ? Il faut savoir s’adapter ! Et le plus bel exemple reste celui de José Mourinho. Lors de sa saison exceptionnelle avec l’Inter Milan, le meilleur entraîneur du monde a été capable de proposer un jeu splendide quand il le fallait, et a en même temps été capable d’aligner Eto’o arrière droit face au Barça. Les résultats on les connaît, le club intériste a tout simplement tout raflé cette année là. Alors certes, le technicien portugais possédé un effectif de très grande qualité, et était donc capable de le faire évoluer comme bon lui semblait, mais peu d’entraîneur ont été capables de faire ce qu’il a réalisé. Le beau jeu reste donc subjectif, et chaque entraîneur doit jongler avec un effectif pas toujours à sa convenance. Laszlo Bölöni qui joue le 0-0 à Paris le week-end dernier avec le RC Lens parait normal, tant les Lensois avaient besoin de points. Le fait que Paris, est lui aussi peu attaqué, reste plus incompréhensible … A lire aussi...
Pas d'articles liés
Commentaires
(0)
|







